À partir de 1988, et pendant plus de dix ans, Didier Lestrade a publié dans Libération des chroniques musicales consacrées à un genre absent de la presse française, la « dance music ». Leur apparition coïncide avec le déferlement planétaire de la house, née deux ou trois ans plus tôt à Chicago, Detroit et New York.


Drôles et vivantes, parfois lyriques, voire nostalgiques, écrites dans un style très personnel, les chroniques de Didier Lestrade ont nourri et inspiré des milliers de lecteurs. L’auteur y séduit par sa générosité et sa spontanéité, un amour sincère de la musique qu’il défend, et une liberté qui lui permet de parler des tubes les plus commerciaux comme des expériences les plus radicales.

Ce livre propose une sélection (effectuée par l’auteur) de ces centaines de chroniques. L’occasion de revivre l’âge d’or d’une musique qui, après être longtemps resté un minuscule courant underground, constitue désormais le fond sonore de notre époque.

Du 13 octobre 1988 au 23 juin 1994, les chroniques de Didier Lestrade parurent le jeudi selon un rythme mensuel, puis bimensuel. Les premières portaient l’intitulé « Sélection Disco » et proposaient la critique de plusieurs disques, essentiellement des maxis de house. Au bout de quelques années, avec le passage à une périodicité bimensuelle, elles alternèrent avec une « Sélection Soul », dédiée à la soul music. À partir d’octobre 1994, les chroniques passèrent à un rythme hebdomadaire, et le jour de publication devint le samedi : on retrouvait réunis sur une double page tous les critiques musicaux de Libération. Didier Lestrade y présentait deux disques – sous les intitulés « House » (plus rarement « Techno ») et « Soul ».